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Il ne faut pas utiliser l’indice de masse corporelle comme moyen pour déterminer si oui ou non votre corps est en bonne santé lorsque vous faites du sport !

La prochaine fois que vous assistez à un match de rugby, que vous regardez des strongmen ou bodybuilders, visionnez les JO à la télévision, jetez un œil aux athlètes les plus massifs, athlétiques et musclés. 

Maintenant demandez-vous, quel genre de caractéristiques physiques vous leurs  attribuez : Musclé ? Sec ? Hulk ? Monstrueux ?  Toutes sont certainement des réponses valables… Mais la classification clinique va vous surprendre.

L’IMC

Selon la mesure d’indice de masse corporelle, la plupart des athlètes et bodybuilders sont en surpoids ou obèse. Les triathlètes et marathoniens sont en sous-poids. Vous avez forcément déjà entendu parler de « l »indice de masse corporelle », ou de l’IMC.

Cette formule a été développée par le mathématicien et statisticien belge Adolphe Quetelet, connu pour avoir été chargé d’effectuer des statistiques sur la population, il est considéré comme le père de la statistique moderne.

C’est une formule populaire utilisée pour évaluer non seulement si une personne est en surpoids ou en sous poids, mais aussi les risques éventuels concernant sa santé par rapport à sa corpulence.  Utilisée depuis de très nombreuses années, aussi bien par les médecins que par le lambda dans la quête du poids « idéal ». (L’IMC n’est pas significatif pour les nourrissons, les enfants, les femmes enceintes ou qui allaitent, les personnes gravement malades ainsi que chez les personnes âgées).

L’IMC est une équation relativement simple qui met en relation le poids et la taille d’une personne :

  • On divise le poids par la taille au carré : masse (en kg)/ taille² (en m)

Il existe quatre catégories différentes dans laquelle vous pouvez « échouer », allant de l’insuffisance pondérale à l’obésité morbide :

  • 18,4 ou moins : Insuffisance pondérale.
  • 18,5 à 24,9 : Poids normal.
  • 25 à 29,9 : Surpoids.
  • 30 ou plus : Obésité.

Selon les instituts de santé, le surpoids, le sous poids ou l’obésité constaté par cette mesure peut vous placer dans une catégorie à risque de maladie cardiaque, de diabète de type II, de certains cancers et tutti quanti…

La norme et…

Mais l’IMC ne fonctionne pas pour des cas spécifiques ou lorsque l’on considère un seul individu. Un des défauts évidents de cette formule est qu’il n’a aucun moyen de discrimination entre le gras et la masse maigre.

Le problème est que l’IMC n’a jamais été conçu comme un outil pour juger de la santé de d’une personne précise, l’IMC est issu de travaux épidémiologiques. Cette formule est, à l’origine, destinée à mesurer le poids moyen de toute une population. C’est une moyenne. Mais en raison de sa simplicité et des catégories, beaucoup l’ont prise comme mesure étalon.

L’histoire veut que les médecins et les compagnies d’assurance aient commencé à chercher une méthode facile et rapide pour déterminer la corpulence d’une personne afin d’ajuster les coûts éventuels ressortant en conséquence (taxes, charges, impôts, frais, pension…). Les compagnies d’assurance sont particulièrement concernées par votre état de santé et bien-être, vous le savez… (Ironie puissance 1000).

Tout simplement parce que cela est une équation mathématique, cela est rapide, facile et moins cher à utiliser que d’effectuer des mesures directes, concrètes et efficaces (type Dexa scan, Pesée hydrostatique, dilution isotopique etc… mais surtout pas les balances).

l’IMC ne prend pas en compte la composition corporelle ni l’hygiène de vie. Il est donc inadapté sur certaines populations et en particulier les sportifs. Même si nous sommes d’accord qu’avoir un IMC plus élevé vous met à risque avec des problèmes chroniques de santé, c’est un ratio que l’on ne peut déterminer qu’au niveau macroscopique d’une population.

La composition corporelle

Un sportif ou un bodybuilder dont la musculature est fortement développée, aura forcément un IMC plus élevé qu’une personne inactive qui a peu de masse musculaire.

Il peut dès lors se retrouver « obèse » tout en faisant de la compétition à niveau international et répondre au mieux à tous les tests de bonne santé (EMG, tour de taille, sanguin…). Alors qu’une personne sédentaire, grasse et pouvant avoir un profil sanguin désastreux, se retrouve comme par magie dans la catégorie « normale ».

C’est l’autre extrémité du spectre, vous dire que votre IMC se situe dans la fourchette normale peut donner un faux sentiment de sécurité. Si votre IMC est «normal», vous êtes en bonne santé, non ? Non ! Si vous ne prenez pas d’autres facteurs importants de style de vie et mesures de santé (cholestérol, pression artérielle, densité osseuse, etc.) en compte.

Cela est peut-être dû au fait que la normalité, de nos jours, veut que nous nous transformions doucement mais sûrement en limace et que la nutrition saine soit laissée au placard… sûrement.

L’IMC n’est pas fiable en ce qui concerne le niveau d’adiposité (masse grasse), de santé physique, hormonale, sanguine, cardiaque… ce n’est qu’une mesure à grande échelle totalement flou.

Ainsi, dans la communauté du bodybuilding, la plupart des hommes seraient considérés comme obèses tout en ayant un taux de masse grasse de 6 à 10 %…

La vérité est que les gens savent s’ils sont en surpoids, gras ou trop maigres (hors cas clinique et psychologique grave). Regardez-vous dans le miroir, surveillez la taille de votre jean, prenez-vous du muscle ?… Mais ne comptez pas sur une formule erronée pour déterminer votre état de santé.

Et vous, comment mesurez-vous votre aspect physique et votre santé ?

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