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Quand on recherche un supplément alimentaire, très souvent, on se demande pourquoi les dosages sont ce qu’ils sont. Pourquoi pas un peu plus de vitamine D, de Zinc. Pourquoi tels mélanges et pas tels autres. Eh bien, nous allons voir dans cet article que rien n’est dû au hasard, que beaucoup de choses sont imposées par la réglementation.

En effet, les Compléments Alimentaires sont strictement encadrés. Ceci aussi bien par l’état français que par l’union européenne. Pour élaborer un complément alimentaire, il nous vous suivre Principalement 3 types de textes :

  • Les règles en matières premières agricoles.
  • Les règles sur les denrées alimentaires (sécurité, informations).
  • Les règles plus particulières aux suppléments alimentaires comme les règles d’agencements (composition), péremption, étiquetage, définitions.

Ici, nous allons observer quelques contraintes particulières qui vous impactent directement, à savoir les allégations, les limitations de dosage, l’étiquetage et les dates de péremption.

Les allégations sur les compléments alimentaires

Les allégations sont des arguments commerciaux visant initialement à informer l’utilisateur pour sa santé, ses risques allergiques, etc. Au fil du temps et devant les modes alimentaires de plus en plus importantes grâce à l’explosion d’Internet, les allégations sont devenues des slogans publicitaires et surtout sont souvent éloignés de la réalité.

Ainsi, par exemple, on pouvait retrouver il y a quelques temps, des allégations en produits non sucrés, que le consommateur comprenait comme 0 sucre alors qu’en fait le fabriquant n’avait pas ajouté de sucre en plus de ce qu’il contient naturellement.

Depuis, la réglementation est intervenue et est devenue très compliquée. Il n’existe pas de liste précise et centralisée d’allégations interdites ou autorisées, mais des ajouts de texte au fur et à mesure que l’imagination des publicitaires fonctionnent. Les fabricants devant alors rechercher dans les textes ce qu’ils peuvent ou non dire pour tel ou tel complément alimentaire.

Une appellation santé est n’importe quel message (texte, nom de marque, image, etc.) qui affirmerait ou suggérerait qu’un complément alimentaire, nutriment ou autre apporte des bénéfices précis sur la santé. L’Europe encadre maintenant ces informations. Chaque allégation doit faire l’objet d’une demande et d’une acceptation par les services compétents.

Parmi les allégations, on retrouve les allégations nutritionnelles, santé, préventives et celles liées à la croissance de l’enfant.

Les allégations santé

Ce sont les  allégations qui affirment un lien avec la santé en général : rôle direct dans le bon fonctionnement de l’organisme, dans les capacités intellectuelles ou l’état psychologique. Cela intègre la capacité à contrôler son poids, à améliorer les performances…

Les Allégations nutritionnelles

Les allégations sont dites nutritionnelles lorsqu’elles font référence à des propriétés nutritionnelles bénéfiques d’un complément alimentaire. Il s’agit principalement d’encadrement des usages. Ainsi, par exemple, on ne peut prétendre être riche en fibre que si le produit final en apporte au moins 6g pour 100g de produit final (ou 3g pour 100 kCal). Comme vous le voyez, c’est très précis.

Les allégations préventives aux risques de santé et sur la croissance des enfants

Si vous voulez mettre sur le marché un complément alimentaire et argumenter autour d’un effet préventif pour certaines maladies (Ostéoporose par exemple pour le cas de la Vitamine D ou du lait), il faut une autorisation au cas par cas avec présentation d’au moins 2 études cliniques justifiant la chose. Nous sommes très proche de la mise sur le marché des médicaments… ne parlons pas des coûts.

Les allégations interdites

Il existe des allégations tout simplement interdites sans possibilités d’autorisations. Ce sont les allégations mettant en avant le fait que l’abstinence d’un produit est préjudiciable pour la santé. Ainsi, par exemple, on ne peut dire que le fait de ne pas consommer du lait est préjudiciable pour le squelette et l’ostéoporose.

Parmi les allégations strictement interdites, on retrouve les publicités faisant référence à un docteur ou un diététicien particulier.

Les limitations de dosage

Parmi les restrictions d’autorisation, on en retrouve une qui amène souvent d’importantes questions de la part des consommateurs : les restrictions de dosage.

Ainsi, toutes les vitamines, minéraux, additif, etc., au niveau administratif, sont strictement encadrés quant aux quantités que l’on a le droit de proposer dans chaque produit.

Ces limitations ont pour but de réduire au maximum les risques de surdosages par rapport aux effets néfastes connus ou supposés de certains composants.

En effet, entre l’alimentation, les multiples suppléments alimentaires que vous pouvez consommer sans surveillance médicale, l’administration a mis des barrières permettant d’annuler ces risques.

L’étiquetage

Un des points les plus intransigeants de la réglementation se situe sur l’étiquetage. En effet, on peut y retrouver des allégations, des logos, des photos, des informations nutritionnelles.

Et bien tout, absolument tout est encadré par la législation.

La première chose, assez récente, est qu’il est OBLIGATOIRE que les informations nutritionnelles soient écrites en français lorsque le complément alimentaire est à destination d’un consommateur français. Aucune dérogation n’est possible à ce niveau, même si vous achetez votre produit en Angleterre, en Pologne ou ailleurs.

Les informations et annonces sur l’étiquetage (photos, slogans…) doivent respecter les règles que nous avons vues plus haut).

Enfin, il y a la partie de l’étiquette où l’on retrouve la composition du complément alimentaire. Cette composition, en français obligatoirement,  on le répète, est elle aussi très encadrée, très dirigée quant à sa forme et ses descriptions.

Les dates de péremption

Sur l’étiquette, on retrouve une autre obligation : les dates de consommation et plus précisément la DLC (La date limite de consommation)

Celles-ci sont définies très précisément pour chaque lot, en fonction des matières premières, des méthodes de fabrication et d’emballage. Son dépassement peut entraîner un risque pour la santé ou dans une moindre mesure une altération des qualités nutritionnelles des composants.

Conclusion

Comme vous le voyez, la mise sur le marché doit suivre des règles et des étapes très précises. Ce ne sont pas des fabrications aléatoires où des apprentis sorciers sortent du chapeau des solutions flattant l’égo des consommateurs.

Dans les prochains articles, nous allons préciser la manière dont les fabricants et vendeurs doivent gérer cette réglementation.

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